Horloge       La traction du Val de Sarre , dernière mise à jour le 16 juillet 2020

Année 2011

Après plusieurs mois d'interruption (il est des circonstances dans la vie où la restauration d'un véhicule ancien passe au second plan ) , je reprends les travaux de rénovation de ma 11 BL

Pour commencer , je me fais plaisir en bricolant un dispositif permettant de tester la pompe à huile

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Dans la rubrique technique , j'ai déposé un petit document au format pdf qui explicite le montage

J'ai aussi rafraîchi le réservoir à essence démonté et sommairement nettoyé en 2009

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Le lien suivant réservoir d'essence , reprend en détail les différentes étapes de cette rénovation

La calandre est la pièce suivante à être rénovée . Celle qui était sur la voiture était chromée mais avait très mal vieilli . J'en avais trouvé une autre en bon état sur internet, apprêtée, mais sans doute mal protégée, la rouille avait fait son apparition un peu partout . Dans un premier temps décapage avec le décapeur thermique et la spatule pour enlever le plus gros

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J'avais déjà testé avec succès la technique de l'électrolyse avec les jantes pilotes, il me suffisait de l'appliquer à cette grille en adaptant le contenant

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Une matinée à l'endroit , suivie d'une après midi à l'envers , 5 minutes de jet à haute pression et quelques coups de brosses métalliques dans les recoins, pour obtenir ceci

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C'est seulement à ce stade que je découvre que cette grille n'était finalement pas en si bon état : sur le bord non visible , la tôle était transformée en dentelle , mais heureusement de manière très localisée

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C'était l'occasion rêvée d'étrenner mon tout nouveau poste à souder : comme pour tous les débuts , ce fut un peu laborieux, mais de toute façon cette soudure restera cachée .

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Comme l'installation était en place, autant en profiter pour faire dans la foulée la calandre de la 7 qui est complètement couverte de rouille, mais heureusement seulement superficielle .

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On voit bien ici la différence entre la partie déjà traitée et celle qui ne va tarder à l'être

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On voit même apparaitre des détails invisibles sous la couche de rouille et de peinture

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Dernière phase, la mise en apprêt . La peinture finale ne sera faite que peu avant le remontage .

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Le dessous de la voiture était recouvert d'une bonne couche d'antigravillons qui l'a bien protègée pendant toutes ces années , mais des taches de rouille se formant ici ou là m'incitent à refaire les soubassements . On commence par décaper à la brosse métallique montée sur perceuse et le ciseau à bois : pas facile quand on dispose pas d'un pont ou d'une fosse et en plus il n'y a même pas le recul pour prendre des photos

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Evidemment , des mauvaises surprises apparaissent au fil de l'avancement de lamise à nu .La tôle du jambonneau droit est déchirée sur une quinzaine de cm : conséquences d'un choc ou des contraintes exercées par le train avant ?

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Sous le jambonneau gauche , une zone grande comme un mouchoir en papier est complètement rongée . Le recours au Mig-Mag s'impose

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Découpe de la partie oxydée . Je pense avoir cerné l'origine du problème . L'intérieur du jambonneau est recouvert d'un "mille-feuilles " de terre qui s'est accummulée au fil des ans après s'être introduit par la seule ouverture existante, le passage de la colonne de direction . Cette terre sans cesse réhumidifiée par les entrées d'eau a eu raison de la tôle .

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Préparation de la pièce de remplacement, puis soudure . L'aspect des soudures peut prêter à sourire, mais à ma décharge, ce n'est vraiment pas évident pour un novice comme moi de souder par en dessous, avec une hauteur sous plafond de 40 cm !

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A droite, c'est un peu mieux

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ensuite traitement à l'acide phosphorique ,

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puis ponçage léger et application d'une couche de rustol, puis peinture antirouille

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Il est temps de reprendre la rénovation de l'intérieur, démarrée en 2009 et en attente de puis bientôt 2 ans

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Décapage du plancher avant , et encore une mauvaise surprise : sous les pieds du passager, plusieurs trous de 1 à 2 mm de diamètre . Bizarre, la tôle a pourtant l'air saine,"à l'oreille" son épaisseur me semble normale . On voit mieux les trous avec le projecteur sous le plancher .

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Y a plus qu'à souder ! Mais , je vais d'abord dégarnir les cotés et le ciel de toit

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Comme je veux conserver les différents éléments pour éventuellement servir de patron, je prends mon temps pour effectuer ce travail

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Etonnant, de la rouille s'est formée sur ce qui me semblait être la partie la moins exposée de la carosserie,

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Maintenant , un travail ingrat m'attend : décaper du mieux possible toutes ces tôles et les débarasser des restes de brai , de colle néoprène, de rouille et de poussière qui les recouvrent encore ,

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Avant cela, il faut encore retirer le ciel de toit . Je découvre l'ossature de fixation en bois et les panneaux de feutre d'isolation . Au passage, je remarque que cette isolation n'est que parcellaire : origine ou restauration à la va-vite ?

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Sous le feutre , on trouve le brai qui a permis la fixation ; ce serait donc d'origine . On retrouve aussi la couleur rouge excelsior originelle de la caisse . Dommage, j'aurais voulu en récupérer un échantillon ,, puisque à priori, ce sera la couleur future de la 7

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Décapage à la spatule et à la brosse métallique montée sur la meuleuse . Le port du masque est indispensable !

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Sur ma lancée, je décape aussi le plancher et les côtés . Quel travail pénible et malsain ! Pour finir traitement à l'acide phosphorique : c'est mieux que le rustol que j'ai essayé sur le plancher avant

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Pour varier un peu, je m'attaque en parallèle au nettoyage et à la remise en état de divers éléments du compartiment moteur ou autres organes : l'arbre de renvoi du frein à main dont les bagues en caoutchouc sont en triste état .

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Les leviers de relais du selecteur de vitesses , le pédalier,...

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Mise en apprêt de ces quelques éléments : la peinture définitive se fera lorsque la température sera plus propice

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J'avais aussi remarqué que les vitesses passaient mal . En regardant de près le sélecteur, on peut avoir une première explication : la grille arrière de ce sélecteur est tellement usée que les 2 leviers bagués ne sont plus face à face au moment du changement de vitesse . Pour arriver à "râper" à ce point le métal, il en a fallu des changements de vitesses . la qualité du métal me semble aussi avoir joué un rôle

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Dans un premier temps, je pensai qu'il me suffirait de faire un échange standard avec un sélecteur que j'avais en stock .

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Mais en démontant la plaque indicatrice des vitesses , je me suis rendu compte que ce deuxième sélecteur présentait au moins une différence avec l'autre : les 2 pattes de fixation de la plaque sont absentes . Il s'agit sans aucun doute d'un modèle post janvier 39 . Mis à part le fait qu'il est rouillé, il est en bon état, notamment la grille et les 2 ressorts .

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Plusieurs options s'offrent à moi .Prendre le sélecteur post 39 et souder 2 pattes : il s'agira de parfaitement centrer les trous taraudés sinon la plaque indicatrice sera de travers . Acheter une grille neuve qui vaut moins de 20 euros : j'ai eu des surprises avec quasiment toutes les pièces refabriquées que j'ai utilisées jusqu'à maintenant . Comme me l'a affirmé un forumiste de la GMT, il vaut souvent mieux une pièce d'origine, même légèrement usée, qu'une refabrication qui vient d'on ne sait où . J'opte donc pour une troisième solution : récupérer la grille du deuxième sélecteur et la remonter sur le premier . Pour commencer,il faut démonter le sélecteur : facile, il suffit de chasser la goupille qui maintient la queue de vache sur la rotule et sur l'axe, puis de chasser cet axe .

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La plaque est fixée sur le corps du sélecteur par 4 ergots qui ont été matés . Une fois de plus la dremel est mise à contribution pour enlever le métal repoussé .

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Idem de l'autre côté, on fait levier avec un ciseau à bois et le tour est joué

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On voit la différence d'usure des 2 pièces

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Remise en place de la grille , un point de soudure sur chaque ergot et pour finir une touche de peinture . Le remontage de l'ensemble se fera plus tard : le levier de vitesses est partie au chromage .

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Histoire de rationaliser les frais, je fais chromer en même temps le levier de vitesses de la 7 . Surprise au démontage , la plaque indicatrice de vitesse n'est pas la même début 36 ( la 7) qu'en 37 (la 11 de 38 si vous avez suivi!) . Elle est en 3 parties

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Autre découverte: les 2 ressorts de leviers ont disparu . Ca devait être commode pour changer de vitesse . Je récupèrerai ceux du sélecteur désossé pour le remontage .

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Le volant a lui aussi besoin d'une remise à neuf : il est fendu et la peinture noire s'écaille, laissant apparaitre la couleur ivoire originelle . A l'eau chaude et avec un tampon boule inox, la vieille peinture noire est éliminée

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On peut s'attaquer maintenant aux 2 fissures , dont l'une fait plus d'un millimètre de large . Heureusement l'âme métallique est intacte . Le volant est fensdillé sur tout son pourtour

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Pour que le tableau de bord soit conforme à l'origine et au millésime , il y a un certain nombre de trous à reboucher . Des trous rebouchés à l'étain et au mastic montrent que ce tableau de bord a déjà au cours du passé été retouché .

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D'abord, j'ajuste des tôles de 10/10 mm sur chacun des trous à reboucher . Le trou en haut à droite est trop large pour la tirette de démarreur, il sera obturé puis repercé . A gauche du volant, il avait de nombreuses tirettes , en plus de la commande de clignotants . Bien que celle ci ne soit pas d'origine, je la laisserai en place, car c'est un accessoire devenu obligatoire en 1952, donc à mon sens , partie intégrante de la voiture .

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La soudure n'est toujours pas mon fort, mais je pense que cela devrait tenir .

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Une fois les soudures meulées , c'est déjà plus présentable

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la suite en 2012

 

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