Horloge       La traction du Val de Sarre , dernière mise à jour le 21 février 2020

Le démontage

Avant de commencer à démonter, j'avais relevé, chez plusieurs passionnés qui avaient restauré leur voiture, que cette opération appelait la plus grande rigueur. J'ai essayé d'appliquer 2 conseils très importants :
- prendre le maximum de photos, même pour des opérations anodines, puisque le remontage peut intervenir des mois, voire des années plus tard
- ranger avec beaucoup de soin dans des boites fermées ou des sachets , en étiquetant de façon précise chaque lot.

La première opération importante prévue était le démontage de l'ensemble moteur-boite. Pour ce faire, il m'a fallu réaliser un portique de levage rudimentaire et un support mobile pour le moteur. Cette première étape, somme toute simple et rapide, s'est déroulée sans aucun problème.
Un peu de dégraissage et un coup de nettoyeur haute pression plus tard, c'est parti de longs mois sur le chariot.

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Ensuite démontage des différents éléments fixés au moteur : dynamo, pompe à eau, pompe à essence, avec une première mauvaise surprise. L'axe de la pompe est marqué , quant à la turbine ; voici ce qui en reste.

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Puis séparation moteur-boite. Le volant moteur tourne, donc le moteur n'est pas bloqué : c'est un point positif.

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En enlevant le couvercle de boite de vitesses, pour voir l'état des pignons, on voit que tout baignait dans l'huile, rien n'est grippé, mais en y regardant de plus près, on voit ceci

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Il manque 2 dents sur le pignon fou de 2ème. Je ne m'explique pas ce bris de dents, la voiture était au point mort depuis des années, on n'a jamais essayé de la démarrer à la poussette. Ce problème serait il antérieur à la mise ne sommeil du véhicule ? La voiture pouvait elle rouler malgré ce défaut qui serait passé inaperçu ? Toujours est-il, que contrairement à ce qui était prévu au départ, il faudra une intervention, délicate techniquement, sur la boite de vitesses.

On s'attaque ensuite au démontage des tambours de roues. Ils ont été démontés en 1977, soit il y a plus de 30 ans.A l'arrière, évidemment pas de problème. Pour l'avant, je n'ai pas l'arrache-tambour recommandé, mais en fouinant sur le forum GMT, j'ai découvert un outil "fait maison" dont la réalisation était dans mes cordes.

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Un bon levier pour maintenir le tambour en place. Quelques tours de clé pour serrer les 4 écrous de 12 à bloc, puis un grand clac, très impressionnant la première fois, quand le tambour se décolle.Je ne pensais pas que ce serait aussi facile. Un grand merci à Marc 40 du forum GMT pour son outil simple et efficace !

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Pour l'heure, je me suis contenté de déposer les tambours, la refection des freins se fera plus tard.

Le démontage du faisceau électrique est une opération facile en soi, mais relativement longue si l'on prend la peine de démonter sans couper et en répèrant chaque fil et chaque connexion.la photo ci dessous montre les différentes parties du faisceau avant

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Au niveau de l'intérieur, les panneaux de portes avaient été mis de coté, il y a quelques années déjà, vu leur état. Pour le reste ce n'est guère mieux. L'intérieur avait été refait une première fois, mais ça devait être bien avant 1977, car il était déjà passablement fatigué lorsque j'ai acquis la voiture. Ci dessus à gauche ,le tissu original et à droite le tissu posé lors de la 1 ère refection.

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L'isolant sur la partie avant de l'habitacle était collé avec de la colle néoprène qu'il a fallu gratter. Sur le plancher, qui n'avait pas été peint ou protégé, il y a de la rouille superficielle, mais rien de grave.

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Le compartiment moteur est recouvert d'une croûte,consituée de cambouis et de poussière

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Il va falloir gratter tout ça. Des traces d'huile sur la paroi portant le maitre cylindre et la rouille sur ce dernier montre que la refection du système de freinage est impérative.

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Le démontage du réservoir n'est pas très difficile. Je m'attendais à ce qu'il tombe tout seul, après avoir défait les 2 sangles, mais au contraire il a fallu exercer un effort assez important vers le bas : le caoutchouc des sangles adhérait fortement dans les angles.

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Le nettoyage au jet haute pression m'a permis de constater que le reservoir était extérieurement en excellent état : la tôle galvanisée et recouverte d'antigravillons sur le dessous ne présente aucune attaque par la rouille. Par contre, il restait à l'intérieur,environ 2 litres d'un liquide nauséabond et brunâtre qui avait dû être de l'essence il y a quelques années. En démontant la jauge, il devenait clair qu'un nettoyage en règle s'imposait.

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Etape suivante : dépose de la direction complète. Pour ce faire il faut "arracher" le moyeu de volant. Me fiant à une photo que j'avais vue sur internet, j'essaye de réaliser cette opération avec un arrache classique à 3 bras. Malgré tous mes efforts, en serrant à fond, impossible de décoller le cône. Après avoir tourné en rond un certain temps, j'eus l'idée d'essayer l'arrache-tambour maison utilisé plus haut. Chance, la collerette du moyeu étant assez large, on pouvait prendre appui dessus. Le temps de monter l'outil, serrer les écrous de 12, en moins de 2 minutes, le moyeu cèdait.

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C'est en lisant le dictionnaire des réparations pour voir la suite des opérations que je me suis rendu compte que ce que je venais de réaliser là, c'était très mauvais ! En effet en prenant appui sur la collerette, on risque de la désolidariser de la partie "6 pans". Moralité : ne se fier qu'à la bible, le dico des réparations.

Pour sortir la direction avec son arbre de commande, il faut soulever la voiture pour que les bras inférieurs soient à 55 cm du sol. Ne disposant ni d'un pont ni d'une fosse, je soulevais l'avant avec 2 crics et quelques parpaings. C'est rapide et facile( surtout sans le moteur ). Le fait de ne soulever que l'avant, augmente l'angle du tube fixe avec le sol et donc permet de soulever moins haut.

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Ensuite on désolidarise les leviers d'accouplement des barres latérales et on dévisse ces dernières, quelques doses de dégrippant miracle et le tour est joué.

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Il ne reste plus qu'à retirer les 4 vis qui maintiennent la direction sur les jambonneaux et à laisser glisser l'ensemble.

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