Horloge       La traction du Val de Sarre , dernière mise à jour le 05 février 2019

Rénovation de jantes pilote

Les jantes montées sur ma 11 BL étaient passablement défraichies : repeintes dans les années 70 , elles présentaient de nombreuses écaillures, des traces de rouille faisaient leur apparition dans les parties visibles . De plus la teinte n’était pas conforme à l’origine . Les enjoliveurs avaient été grossièrement poncés, mais jamais repeints . J’ai donc décidé de tout reprendre entièrement .

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Le problème de ces jantes est ,qu’elles sont incontestablement une réussite d’un point de vue esthétique, mais leur concepteur n’a malheureusement pas songé aux passionnés qui , quelques 72 années plus tard allaient les remettre en état . En effet la disposition des 20 ailettes qui les constituent , rend très compliqué, l’utilisation de brossses métalliques montées sur perceuse ou de ponceuses de quelque type que ce soit . De plus, dans mon cas, ces jantes avaient été peintes au moins 3 fois .

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Il fallait donc trouver une technique efficace, facile à mettre en oeuvre et si possible peu gourmande en temps . J’ai tâtonné durant un certain temps avant de mettre au point la bonne recette . En premier lieu j’avais pensé au décapage chimique : le décapant faisait bien cloquer la dernière couche de peinture déposée dans les années 70, mais restait sans effet sur les couches antérieures de composition différente . J’envisageais alors de procèder au sablage : peine perdue, les 3 couches de peinture s’avèraient plus coriace que de la simple rouille et de plus pour une action optimale, il faut que le jet de sable soit perpendiculaire à la surface à traiter, ce qui est difficile à réaliser sur les ailettes. Il fallait rester longtemps sur la même zone, cela risquait d’être beaucoup trop long pour arriver au bout ,et sans compter que certains endroits étaient très difficile à atteindre avec le pistolet . Restait le décapage thermique : il s’avérait assez facile de décaper grossièrement le plus gros de la peinture, mais en raison des difficultés d’accès dans les nombreux recoins de ce type de jantes il est quasi impossible d’arriver à un résultat acceptable .

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J’avais déjà vu à plusieurs reprises des reportages sur le traitement de la rouille par électrolyse et dans l’un d’eux , j’avais lu que cela permettait aussi d’éliminer la peinture . Je décidais donc d’expérimenter cette nouvelle technique . Par prudence, je préférais commencer par une pièce plus petite et plus facile à « rattrapper » au cas où . L’installation est très simple : un grand bac, un générateur de courant continu, de la lessive de soude diluée dans l’eau ( 1 L pour 20 L d’eau) , un morceau de tube d’acier comme anode et c’est parti .

Résultat au bout d’une heure d’électrolyse : la peinture ,qui était insensible au décapant chimique, a complètement cloqué et a glissé sur le métal

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Il suffit de passer sous le robinet, le jet d’eau suffit à mettre le métal complètement à nu.

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Le premier essai étant concluant, il fallait passer à la première jante :

La jante est plongée dans la solution de soude, un petite zone ayant été au préalable décapée à la main , afin d’assurer un bon contact de la pince sur la jante . Le courant passe, des bulles se dégagent provoquant le bouillonnement visible sur la photo . L’eau du bac devient petit à petit trouble : ça s’annonce bien .

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Deux heures plus tard, déception . La peinture tient toujours . Contrairement à ce qui s’est passé pour l’enjoliveur , la peinture n’a pas cloqué . Une hypothèse m’effleurait alors l’esprit : le courant n’était pas assez intense, la peinture étant un isolant , elle a empêché le contact franc avec la solution : La réaction liée à l’électrolyse se faisait sur une zone trop restreinte .

Une solution s’imposait : il fallait d’abord éliminer le plus gros de la peinture pour créer un peu partout sur la jante des « points d’entrée » pour le courant .

Cette opération pouvait se faire par décapage thermique : en à peine une heure de temps, armé d’un décapeur thermique et d’un ciseau à bois bien affuté, une bonne partie de la peinture était éliminée .

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On passe à la partie électrolyse

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La source de courant : un chargeur de batterie antédiluvien, mais qui débite allègrement une dizaine d’ampères sans chauffer .

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au bout de 5 minutes

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au bout de 30 minutes

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ici j’ai un peu triché , ce n’est plus la même jante ! C’est la deuxième , qui a déjà « trempé » côté intérieur

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L’essentiel de la peinture a disparu : pour évacuer les derniers lambeaux de peinture dans les endroits difficiles , le nettoyeur haute pression me parait le plus adapté

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en moins d’une minute , on a une jante décapée à blanc

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Craignant que le métal ne soit devenu trop lisse, j’ai choisi de sabler modérément pour rendre la surface rugueuse et permettre une meilleure adhérence de la couche d’apprêt .

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Reste quelques bosses à traiter

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La circonférence de la jante a dû goûter des bordures de trottoir

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Ma première tentative de restauration à l'étain : ce n'est pas aussi simple qu'il n'y parait

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Le résultat n'est pas parfait : il faudra un peu de mastic de finition

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Les jantes en attente d'apprêt

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des indications gravées qu'on ne voyaient plus sous les différentes couches de peinture

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la mise en apprêt

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La peinture définitive : Ral 1004 qui m'a paru le plus proche du jaune d'or original

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Les pneus neufs montés: cela faisait plus de 25 ans que je n'avais plus monté de pneus à la main ( et au pied !)

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La roue complète avec l'enjoliveur : il me manque les vis chromées neuves, j'ai donc mis une vis d'origine pour les besoins de la photo

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Il ne reste plus qu'à monter sur la voiture : ce n'est pas encore pour tout de suite

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