Horloge       La traction du Val de Sarre , dernière mise à jour le 16 juillet 2020

Quelques nouvelles de la 7

Cela fait un peu plus d'un an que la 7C est venue rejoindre la 11. Ne voulant pas courir deux lièvres à la fois, j'avais convenu de ne pas y toucher avant que les travaux concernant la 11 ne soient largement avancés . Evidemment, et pouvait-il en être autrement , la restauration de la 11 ne progressant pas au rythme souhaité ,l'envie irrésistible de profiter de mon nouveau jouet l'a emporté et je n'ai pu m'empêcher d'entamer le démontage complet du véhicule .

Comme dans mon garage, il n'y a de la place que pour une seule traction, ma voiture de tous les jours restait dehors pour céder la place à la 7 . Je me suis lassé assez vite de monter tous les matins dans ma "moderne" givrée ou embuée pour me rendre au travail .Il m'a d'abord fallu trouver un nouvel abri pour remiser la 7 dans de bonnes conditions et surtout la transporter jusque là . Le problème étant que la voiture n'avait absolument plus de frein et qu'elle devait descendre un raidillon sur quelques dizaines de mètres . pas question de la tirer avec une simple barre de remorquage, dasn la descente elle aurait emboutie la voiture tractrice ( le comble pour une Traction !). J'ai donc confectionné un timon artisanal, qui permettait de tirer et de freiner la voiture .

 

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Le système est en place

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IL ne manque que le conducteur et c'est parti pour un périple de quelques centaines de mètres . Qui a dit que les Renault étaient toujours à la traine des Citroen ?

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La voici provisoirement dans son nouvel abri.Le déshabillage continue

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Après une pause de plusieurs mois, on se retrouve avec un web 0.0 primitif .

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La voiture va être entièrement démontée, on commence par les tambours avant . J'ai hâte d'essayer mon tout nouvel arrache Wilmonda chiné dans une bourse .

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Et là, surprise, le tambour ne veut rien savoir . Je serre à bloc avec un clé munie d'un bras de 50 cm, je laisse mariner avec du dégrippant , je tape avec un marteau sur la tête de la vis de l'arrache , rien n'y fait . On ne va se laisser e........ par un tambour : je monte un tube de 1,5 m sur la clé et j'appuie de tout mon poids . Enfin, un grand clac : c'est gagné .

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Je démonte , l'arrache, et me rends compte que le tambour n'a pas bougé, mais que c'est une des frettes qui a cédé

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Il me reste une dernière solution : ressortir l'arrache-maison, mis au point par Marc40 du forum GMT, et qui m'avait servi ,il y a trois ans pour arracher sans coup férir les tambours de la 11

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Ca commence mal : je serre à bloc les 4 écrous de 12, le tambour ne bouge pas . Même en tapant sur l'arrache , le tambour refuse de se décoller . Je reprends mon levier de 1,5 m et je resserre tour à tour les 4 écrous, comme jamais je n'ai serré . Je sens en vissant que ça se déforme progressivement, et je pense à ce moment là que je suis en train d'étirer les tiges filetées . L'effort de traction doit être énorme, mais le tambour n'a pas bougé d'un iota . A court de solutions, je commence à désespérer . Et c'est au moment où je ne m'y attendais plus, et occupé à ranger l'établi devant la voiture, que j'entends un claquement sec : le tambour que j'avais laissé sous contrainte, venait, sans prévenir, de déposer les armes .

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Après démontage, on peut constater que l'arrache-tambour a quelque peu souffert de la manoeuvre : La plaque extérieure, d'une épaisseur de 10 mm, présente maintenant une flèche de 6 à 7 mm et on voit que les écrous l'ont creusé sur pratiquement 1 mm de profondeur . Rustique mais efficace et plus résistant que l'outil original : Ceux qui ne jurent que par les Wilmonda, Fenwick ou autres Wanoda, et qui auraient sûrement écarté avec condescendance cet outil fait de bric et de broc ,vont avoir du mal à l'accepter .

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Au passage , on peut voir l'état à l'intérieur du tambour : Le cylindre de roue est bloqué, les garnitures sont usées, sans plus .La portée de la fusée me semble en bon état ; quelle est donc cette pâte visqueuse noire qui recouvrait déjà le tambour

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Bizarrement, le tambour gauche n'a opposé qu'une faible résistance, je n'ai même pas eu à utiliser ma rallonge de 1,5 m pour le désolidariser . La portée était bien grasse, et je ne pense pas que cela était dû au dégrippant dont j'avais, de manière préventive, copieusement arrosé le tambour .

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On dirait bien que du liquide de frein a coulé ici

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Etape suivante : démontage de la direction . Je n'ai pas encore le dictionnaire de réparation d'avant-guerre traitant de cette procédure . La mécanique étant surtout affaire de logique et de bon sens, avec un peu de réflexion et sans y aller à l'emporte-pièce, je devrais y arriver .Je commence donc par asperger de dégrippant toutes les liaisons des différents éléments .

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La pièce maîtresse étant le fameux boitier, j'essaye de le démonter en premier . Je désolidarise de la colonne de direction.

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Je dévisse le gros écrou qui maintient le levier inférieur sur le boitier . J'enlève la bride qui maintient le boitier sur son support .

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Le boitier ne bouge toujours pas . Evidemment je ne force pas et en regardanr bien, je vois une vis qui fixe le boitier par l'arrière

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Arrivé à ce stade, pas moyen de séparer le boitier du levier inférieur : ce doit être un emmanchement conique . La solution est donc de désaccoupler le levier de sa rotule à l'autre extrémité .Je ressors mon outil 1964-T, fait maison( encore un ) .

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Avec un bras de levier de 50 cm, la rotule ne résiste pas bien longtemps . Le boitier n'est plus en place .

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Ici , on peut voir l'emplacement de la vis "cachée" sous le boitier

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Sur ma lancée, j'arrache les rotules latérales et celle qui relie les barres au frein de direction . Les barres de direction sont à terre !

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Mon outil a un peu souffert, mais tel un roseau, il a plié mais n'a pas rompu en faisant son oeuvre . Il faudra que j'achète un original ou une refabrication pour voir s'ils sont plus efficaces.

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Le train avant peut maintenant être démonté . Difficile de retrouver les vis de la traverse arrière sous l'épaisse gangue d'huile et de terre

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Pour démonter le train avant , plus question d'utiliser la chèvre et le palan : il m'a fallu investir dans une grue d'atelier . Il faut l'avouer , c'est rudement pratique et surtout salutaire pour la colonne vertébrale .

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Le câble d'embrayage est plus que fatigué

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Après quelques semaines de mise en veille , les travaux de démontage reprennent par intermittence , en fonction de mes disponibilités . Il reste quelques éléments à enlever sur le tablier et la planche de bord . C'est quand même bien rouillé tout ça

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Ensuite , on attaque la colonne de direction

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L'arbre entre renvoi et articulation qui passe par le tablier est terminé par une articulation qui est emmanchée sur des cannelures . Evidemment c'est grippé .

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Une bonne dose de WD40, un arrache de circonstances pour extraire en douceur cette pièce fragile et sans doute plus que difficile à trouver sur le marché .

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C'est fait .

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Il ne reste plus qu'à démonter les 4 vis qui maintiennent le carter de renvoi en aluminium et l'on peut retirer l'ensemble .

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Avant de pouvoir démonter le train arrière , il faut déconnecter les tuyauteries de frein et d'essence . C'est pas beau tout ça ! Des différences dans l'agencement de conduites avec celui de la 11 : le répartiteur 3 voies qui est ici horizontal, la conduite d'essence qui présente un raccord . Origine ou bricolage ?

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De la même façon , les supports de fixation de la gaine de frein à main sont fixés sur la caisse , sous le siège arrière, alors que sur la 11, ils sont fixés sur des cavaliers soudés à la poutre du train arrière .

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Les câbles de frein à main sont rouillés : de toute façon, ils seront changés .

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Démontage de l'échappement : le tube est fixé de manière rigide à la coque . Malgré l'oxydation, j'ai réussi à démonter sans casser un boulon !

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L'ensemble est bien rouillé, mais pas ( ou pas encore) de perforation.

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Prochaine étape : démontage du réservoir . On jette un coup d'oeil dans le coffre . Sur la moquette, noix et noisettes ouvertes, témoins de la présence de passagers clandestins .

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Sous la moquette, beaucoup de rouille.

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Sur les Traction sorties des chaines en janvier 36, il n'y a pas de trappe de visite pour le réservoir . Pour pallier à ce manque, un professionnel émérite a fort adroitement joué du marteau et du burin : un chef d'oeuvre .

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Le réservoir est quant à lui en très bon état extérieur . Comme celui de la 11 il est étamé. Par contre de l'intérieur se dégage une odeur nauséabonde de produit pétrolier indéterminé . Un bon nettoyage s'imposera le moment venu .

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Avant d'attaquer le train arrière, un petit coup d'oeil sur l'état intérieur des tambours. Sous le chapeau une bonne couche de graisse noire

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Au niveau freinage, tout est grippé .Ca doit faire un bail que cette voiture n'a pas freiné .

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On passe aux choses sérieuses avec le démontage du train arrière . Sur les modèles d'avant guerre, il peut être démonté d'une seule pièce . On commence par l'écrou et la douille de fixation, à l'arrière , accessible par l'extérieur . Pour l'écrou , pas de problème, ma douille camion passe tout juste .

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L'écrou et sa rondelle éventail .

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Là où ça se corse, c'est pour la douille filetée . Elle est grippée et il faut un tournevis un peu particulier pour la prendre dans sa fente .

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J'en fabrique un à partir d'un arbre de récupération : un peu de travail à la scie à métaux et à la lime, un écrou soudé à l'autre extrémité et voilà un demi-outil 2050-T

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Comme c'est grippé, il me faut exercer un couple de forces assez conséquent, tout en appuyant sur l'outil pour qu'il ne ripe pas : un serre joint fait office de troisième main .

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Voilà la douille ref 421025 qui m'a donné du fil à retordre

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Je m'attendais à avoir le même genre de problèmes pour les 2 vis de fixation avant . Ca résiste bien , mais avec un bras de levier de 1 m de long, ça finit par venir pour l'axe de fixation avant ref 420937

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Par contre , trop sûr de moi avec mon levier démesuré, j'ai cassé net la vis centrale 420936 côté gauche . A ma décharge, elle était grippée aussi et comme elle ne fait que 12 mm de diamètre ,... Avec plus de retenue, j'ai tout même réussi à extraire celle du côté droit sans dommages . La collection complète .

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Le train arrière n'est plus relié à la coque que par les amortisseurs. Pas de résistance de ce côté là

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Pour éviter la chute intempestive de l'ensemble, un cric et un peu de fil de fer de chaque côté.

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En abaissant le cric et quand même en poussant un peu avec le pied, la partie avant descend doucement .

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La traverse est à terre . L'essieu ne tient plus qu'à un fil !

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C'est terminé pour le démontage du train arrière . Il ne reste plus qu'à trouver un coin pour le stocker en attendant sa réfection . Cela ne sera pas avant 2014, voire 2015

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Pour pouvoir déplacer la coque pendant les travaux de restauration, de nouveaux trains roulants s'imposent. On commence par l'avant . Quelques morceaux de cornière, de tube et 2 roues pivotantes .

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On ajuste sur place le nouveau berceau.

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Un peu de soudure , c'est déjà terminé .

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En moins d'une heure, la voiture a retrouvé un train avant .

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A l'arrière c'est un peu plus compliqué . Toujours avec de la récupération : roues et ferraille

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Fabrication d'un nouvel essieu .

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Pour fixer sur la caisse, l'axe de fixation de l'amortisseur et un trou de fixation du pare-chocs . On ajuste sur place .

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Les supports d'essieu arrière soudés.

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Elle roule à nouveau et en plus elle braque comme jamais, facile les créneaux !

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Le train arrière manque un peu de rigidité : il aurait sans doute fallu trianguler des supports vers l'essieu, mais cela au détriment du poids et de l'accessibilité aux recoins du dessous de la coque . De toutes les façons, les déplacements seront limités et toujours sur des surfaces planes .

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La jupe arrière est en mauvais état. Les 4 vis de fixation encore plus : complètement "soudées" par la rouille . J'en casse 2 en essayant de dévisser et scie les 2 autres difficile d'accès .

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La jupe sera remplacé par une refabrication .

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La suite peut-être en 2013

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